Une conséquence des catégories raciales dans le champ de la santé

Étudier le rôle de l’origine raciale dans la détermination d’inégalités de santé requiert de catégoriser. Ces catégories, en biologie humaine, sont celles de grand’race et de race-type, donnant à comparer la santé des Blancs à celle des chromatodermes et celle des aryens à celle des sémites. Cette catégorisation présente l’avantage de mettre en lumière le rôle sur la santé de l’origine raciale, et ouvre des pistes de compréhension de l’importance des facteurs raciaux dans la détermination de la santé. C’est finalement la transcription dans les corps des inégalités biologiques interraciales qui est révélée.

Chaque race humaine présente un patrimoine génétique plus ou moins susceptible de développer certaines maladies : des affections répandues partout affectent plus grièvement tel ou tel groupe racial. Certaines sont caractéristiques d’une race donnée, ainsi de la drépanocytose, ou anémie à hématie falciforme, qui atteint quasi-exclusivement les populations africaines, maghrébines, antillaises et indiennes. La maladie de Tay-Sachs, aussi appelée aussi idiotie amaurotique familiale (c’est-à-dire déficit intellectuel sévère et cécité héréditaires) présente une prévalence plus élevée dans la population juive originaire d’Europe orientale ( juifs ashkénazes) tandis que les juifs d’origine libyenne sont cent fois plus exposés que la moyenne à la forme génétique de la maladie de Creutzfeldt-Jakob ( Et les juifs tunisiens, cinq fois plus lol : http://harissa.com/D_forum/Judaisme/mcj.htm ) De même, l’intolérance au lactose est nettement plus répandue en Asie du Sud-Est qu’en Europe, alors que la chorée de Huntington se retrouve plus chez les populations de l’Europe de l’Ouest que chez les Asiatiques. Philippins, Hispaniques, Noirs, Amérindiens et les Asiatiques sont plus susceptibles de développer une infection grave avec coccidioïdomycose que les Blancs.

La pharmacodynamique varie également selon les races :

– une catégorie bien populaire de médicaments visant à lutter contre l’hypertension artérielle, les inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine (IECA) est très souvent prescrite pour lutter contre l’hypertension chez l’adulte (les diabétiques, notamment, en reçoivent presque tous) ; mais les laboratoires américains ont constaté que les populations noires réagissaient différemment et insuffisamment à toute cette classe de médicaments, et recommandé aux cliniciens de choisir préférentiellement une autre classe de médication pour traiter l’hypertension chez les afro-américains.

– les récepteurs adrénergiques permettant la transduction cellulaire et tissulaire de l’activation du système nerveux sympathique, ils sont la cible de nombreux médicaments traitant diverses maladies telles que l’hypertension artérielle, l’insuffisance cardiaque, le glaucome ou la migraine; les effets varient beaucoup d’une race à une autre, ainsi les Chinois sont plus sensibles aux effets des agonistes (molécule aux mêmes propriétés qu’une autre molécule et activant certains récepteurs) ß2.

Les inégalités raciales de santé s’affirment donc comme marqueurs d’un ordre racial inégalitaire qui sous-tend l’humanité d’une extrémité à l’autre pour affecter le corps de chacun des peuples qui la composent. C’est son appartenance raciale qui, en contribuant à définir son identité médicale, assigne à tout individu les traitements différentiels susceptibles de déterminer sa santé. Bon nombre d’activités chimiques et de fonctions dans le corps humain résultant d’interactions d’enzymes, l’une des activités les plus significatives permises par ces réactions chimiques entre enzymes est la contraction et la relaxation des tissus des muscles. Il en ressort que si les activités de ces enzymes sont bloquées, on se trouve paralysé et même en danger de mourir par asphyxie. C’est à cela que sert un inhibiteur enzymatique ; une substance se liant à une enzyme et en diminuant, voire en stoppant, l’activité. Il y a donc possibilité de développement de pathogènes biologiques fabriqués qui affecteraient seulement des races n’ayant, par une des défectuosités génétiques sus-énumérées, aucune défense naturelle contre certains de ces inhibiteurs d’enzymes; en d’autres termes, des armes bactériologiques conçues pour attaquer les vulnérabilités spécifiques de groupes raciaux définis.