Les divinités primordiales étant incréées, elles étaient donc bisexuelles puisque n’ayant pas besoin d’engendrer. Les plus récentes découvertes de la biologie indiquent aujourd’hui que l’être humain ne naît jamais totalement polarisé dans son sexe. Et spirituellement, c’est une loi fondamentale de la création que chaque être humain est à la fois mâle et femelle dans son esprit – l‘anima et l’animus de Carl-Gustav Jung (voir cet article) 

Dans le tome V de ses « Œuvres morales », intitulé « Traité d’Isis et d’Osiris », Plutarque explique que les pythagoriciens affirmaient que le carré réunissait les puissances d’Aphrodite, d’Hestia, de Déméter et d’Héra. Représentant respectivement l’eau, le feu, la terre et l’air, la réunion des ces quatre déesses symbolisait la synthèse des quatre éléments primordiaux. De là vient l’expression « partie carrée » comme forme de sexualité de groupe que nous pratiquons chaque fois que nous nous retrouvons. Nous nous livrons à des rituels de sexualité sacrée sous la forme de 69 changeants, car le nombre 69 symbolise le tête-bêche, puisque les deux chiffres 6 et 9 accolés symbolisent de manière très parlante, sans doute la position qui véhicule le plus d’imaginaire car ce n’est pas une position de pénétration, vaginale ou anale, mais consiste pour nos couples à s’unir la bouche de l’une contre le sexe de l’autre et à lui insuffler vulvairement une part d’elle-même.

Ensuite nous changeons de partenaire pour exprimer l’impermanence des choses, rendant cette fois hommage à Héraclite, et nos figures successives, semblant lovée sur elles-mêmes, creusent l’intimité d’une relation où la proximité facilite l’échange, et où le sentiment d’abri, d’un « chez-soi » facilite l’alchimie de mystérieuses gestations clitoridiennes. Vous l’aurez compris, notre bisexualité est une façon de renforcer les liens nous unissant en revisitant charnellement la tradition philosophique héllénistique.

Une réflexion sur “

  1. Un bref rappel historique toutefois : contrairement à ce qu’imaginent la plupart des gens, la lapidation des femmes sexuellement assumées n’est pas une spécificité musulmane, mais une invention judaïque. L’incitation à la punition de l’acte sexuel figure en bonne et due place dans le Deutéronome :

    si la jeune femme ne s’est point trouvée vierge,

    22:21 on fera sortir la jeune femme à l’entrée de la maison de son père ; elle sera lapidée par les gens de la ville, et elle mourra, parce qu’elle a commis une infamie en Israël, en se prostituant dans la maison de son père. Tu ôteras ainsi le mal du milieu de toi.

    22:22 Si l’on trouve un homme couché avec une femme mariée, ils mourront tous deux, l’homme qui a couché avec la femme, et la femme aussi. Tu ôteras ainsi le mal du milieu d’Israël.

    22:23 Si une jeune fille vierge est fiancée, et qu’un homme la rencontre dans la ville et couche avec elle,

    22:24 vous les amènerez tous deux à la porte de la ville, vous les lapiderez, et ils mourront, la jeune fille pour n’avoir pas crié dans la ville, et l’homme pour avoir déshonoré la femme de son prochain. Tu ôteras ainsi le mal du milieu de toi.

    Or le Deutéronome n’est pas seulement le dernier livre de la Torah des Juifs, il est également le cinquième livre de la Bible des Chrétiens! Ce qui nous conforte une fois de plus dans notre célèbre slogan « Chaque fois que vous brûlez un Coran, brûlez une Bible avec! » : le ventre est toujours fécond d’où naquit la bête immonde du puritanisme sexuel!

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